Le pont de l’Archeveche

LE PONT DE L’ARCHEVECHE

Le pont de l’Archevêché fut commencé sous le règne de Charles X (avril 1828) et livré à la circulation dans le mois de novembre suivant. « Il est en maçonnerie, composé de deux culées, de deux piles et de trois arches en arc de cercle.

Celle du milieu a 17 m 10 de largeur sur 2 m. 40 de flèche; les deux autres ont 15 mètres sur 2 mètres. La hauteur d’intrados de l’arche centrale est de 7 m. 96 au-dessus de l’étiage ; elle est moindre que celle de tous les autres ponts situés sur le même bras et cause, sous ce rapport, une véritable gêne à la navigation.

« La largeur entre les têtes est de 11 mètres, celle entre les garde-corps en fer est de 10 m 80, partagée en 7 m. 20 pour la chaussée et 1 m 80 pour chaque trottoir. »

Sa longueur est de 67 m. 20.  Il a coûté 578 908 Fr.06.

Il met en communication les quais Montebello et de la Tournelle avec l’espace qui se trouve entre la Seine et le chevet de Notre-Dame, espace sur lequel a été construit la Morgue.

Il fut tout d’abord soumis à un péage et c’est M. Desjardins qui en fut déclaré concessionnaire pendant quarante-cinq années (1831-1876). Mais, en 1848, la ville de Paris ayant racheté les droits de péage des ponts, une indemnité de 101 300 francs fut payée à la compagnie concessionnaire des trois nouveaux ponts c’est-à-dire des ponts de l’Archevêché, d’Arcole et du pont suspendu de l’allée d’Antin.

«Dans cette somme figurent 56 182 francs pour les ponts d’Arcole et de l’Archevêché : 43. 138 francs s’appliquent au rachat du troisième pont»

C’est en 1864 que la Morgue fut transportée derrière Notre-Dame, à l’endroit appelé autrefois la Motte aux papelards qui a été formée par les décombres provenant des vieilles églises et des travaux de Notre-Dame. C’est la qu’en 1407, Charlotte de Savoie, seconde femme de Louis XI débarqua lors de son entrée à Paris.

A l’origine, la Morgue s’appelait la basse-geôle elle se trouvait dans la cour du Châtelet, près le bureau des huissiers-priseurs.

«C’était un sale et hideux réduit, éclairé par une moitié de fenêtre. Un grillage informe et une rampe de fer séparaient le spectateur de cet amas de corps presque toujours en  décomposition………. . L’étendue de cette morgue n’était pas de trente pieds carrés. »

Les filles hospitalières de Sainte-Catherine étaient obligées par leurs statuts, d’ensevelir les corps qu’on leur apportait au Châtelet.

«Ces religieuses, dit du Breul, sont tenues de recueillir tous les corps morts en prison, en la rivière et par la ville…. lesquels le plus souvent on apporte tout nus et néanmoins elles les ensevelissent et fournissent des suaires à leurs dépens, payant le fossoyeur et les font enterrer au cimetières des Saint-innocents. »

Lorsque la démolition du Grand-châtelet fut décidée, la Morgue fut installée provisoirement dans l’étal d’un ancien boucher de la ruelle de l’Arche-Pépin, ayant son entrée sur le quai de la Ferraille (quai de la Mégisserie) l’ornementation de la boutique de ce boucher était, dit-on, l’œuvre de Jean Goujon.

En 1804 en vertu d’une ordonnance de police du 29 thermidor, la Morgue fut transportée à l’extrémité nord du pont Saint-Michel, dans un petit bâtiment ayant la forme d’un tombeau grec et qui fut construit sur une partie de l’emplacement occupé par l’une des deux boucheries installées en cet endroit en 1566.

En 1830 le petit bâtiment de 1804, reconnu insuffisant, fut démoli. Il fut reconstruit au même endroit, dans des conditions sans doute meilleures mais encore bien défectueuses.

Le transfert de la Morgue derrière le chevet de Notre- Dame, entre les ponts de l’Archevêché et Saint-Louis, transfert qui eut lieu en 1864, ainsi que nous venons de le dire, réalisa certainement de grandes améliorations. Mais les dispositions de ce trop étroit bâtiment sont loin de donner toute satisfaction.

On parle depuis longtemps du déménagement de la Morgue.

Elle s’appellerait : Institut médico-légal

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