Le pont de Grenelle

LE PONT DE GRENELLE

 

        Le pont de Grenelle a été construit, ainsi que le port et la gare de ce nom , en 1825, aux frais d’une compagnie, moyennant un droit de péage pendant quarante-sept ans, tant pour le passage du pont que pour le stationnement des bateaux et des marchandises dans la gare et sur le port.

        La circulation y a été rétablie le 1 er mai 1827.

        «Ce pont divisé en deux parties par la digue qui sépare la gare de Grenelle du bras droit de la Seine, était composé de six arches en charpente reposant sur des piles et des culées en maçonnerie fondées sur pilotis. Les arches avaient 25 mètres d’ouverture, la largeur entre les garde-corps était de 9 m.80, dont 7 mètres réservés pour la chaussée et 2m. 80, pour les trottoirs.

        «La construction du pont et ses abords était évaluée à 789.055 Fr.07 » (Romany, Les Ponts de Paris.)

        Le droit de péage a été acheté par la Ville en 1866.

        Le pont de Grenelle a été reconstruit en 1875, sous la direction de MM. Les ingénieurs Vaudrey et Pesson. Il se compose de six arches en fer. « Il s’appuie sur la tête d’une singulière petite île, infiniment longue et très étroite, que l’on appelle non pas l’île , mais l’avenue des Cygnes ; elle aboutit à son extrémité orientale à la Passerelle de Passy, construite en 1878 pour le service de l’exposition Universelle, et on y a ménagé, au centre, un rondpoint sur lequel s’élève la liberté par Bartholdi, réduction du phare colossal éclairant la rade de New York. Cette îlette, qui a la forme singulière d’une arête de poisson, a hérité du nom des Cygnes d’une autre île beaucoup plus considérable.

        Dans cette île des Cygnes qu’on trouva en 1806, à huit pieds sous terre, dit Ed. Fournier dans l’Histoire du Pont Neuf, « une  longue barque formée d’un seul tronc de chêne, renforcé par six courbes du même bois, fixés avec des chevilles de sapin. C’était un bateau normand, un de ces lintres ou myfparones, dont Tacite a parlé le premier, un dernier débris, enfin, de cette flotte immense de neuf cents barques qui, lors de l’un des sièges de Paris, couvrait la Seine sur une longueur de près de deux lieues, de l’île de la Cité jusqu’à celle des cygnes ».

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