Le pont des Invalides

LE PONT DES INVALIDES

 

        Le projet d’un pont suspendu, à l’emplacement occupé par le pont Alexandre II, ayant dû être abandonné à la suite d’avaries survenues pendant les travaux (voir pont Alexandre III), on reprit ce projet en 1824, mais à l’endroit du pont actuel des Invalides. Le projet accepté était de MM. Vergen et Bayard.

         Dans le Nouveau conducteur de l’étranger à Paris – 1840 – ce pont est désigné sous le nom de pont d’Antin, avec la mention suivante:

         « Pont d’Antin, du quai de la conférence au quai d’Orsay, au gros-Caillou.

         « Ce pont élégant (reçu par les ingénieurs le 30 décembre 1829) ne consiste qu’en trois travées suspendues sur le cours total de la Seine par des chaînes en fer. Sa longueur totale est de 117 mètres, sa largeur 8 mètres. L’ouverture de la principale travée avait 67m.78. Il sert au passage des plus lourdes voitures. »

         Il était soumis à un péage.

        Ce pont en fil de fer était un sujet constant d’inquiétudes pour l’autorité. Il disparut en 1855.

         Le projet d’un nouveau pont, montant à 800.000 francs, fut approuvé par le Ministre des Travaux publics, le 25 octobre 1854. Les travaux en furent confiés à M. Gariel, qui était engagé à livrer le pont à la circulation le jour de l’Exposition (1er mai 1855). Mais il ne fut livré qu’au mois de mai 1856.

         Le pont des Invalides a 16 mètres de large, c’est à dire 4 mètres de plus que le pont en fil de fer qu’il remplace. Les anciennes piles ont été conservées, mais allongées; Une nouvelle pile a plus, été construite au milieu; elle est fondée en caisses sur pilotis.

         « Contrairement à ce qui se pratique ordinairement, les arches du centre sont plus étroites que les arches des côtés, d’environ 8 centimètres. Celle-ci sont surbaissées au dixième de flèche, les deux autres au huitième. La largeur des piles est de 4 m 25, leur longueur de 21 mètres. La hauteur de l’arche marinière, au sommet intérieur de la voûte, est de 9 mètres au dessus de l’étiage; celle du sommet est de 1 m.20 au sommet est de 1m.20 au sommet et de 1m.80 sur les côtés. »      (Magasin pittoresque)

         La dépense totale du pont proprement dit a été de 925.338fr.38, au lieu de 800.000 francs prévus au projet.

         La pile médiane sert de piédestal, en amont et en aval, à deux statues gigantesques. L’une, œuvre  de M. Vilain, personnifie allègrement l’armée navale; l’autre, due au ciseau de M. Diébodt, représente l’armée de terre. Elles ont couté 17.000 francs chacune.

        « Les quatre trophées qui couronnent les avant et arrière becs des piles latérales n’ont été sculptés qu’en 1862 par M. Bosio. Ils ont coûté 63.434 fr.09 compris la fourniture de la pierre dure et les frais d’échafaudage. Ces trophées représentent un écusson surmonté de la couronne impériale, entouré de drapeaux et d’attributs appartenant à l’armée de terre et à l’armée de mer. (Notice sur les ponts de Paris, par Romany.)

  Enfin sur deux piles étaient sculptées les armes impériales. Elles ont été supprimées après 1870.

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