Le pont Louis Philippe

LE PONT LOUIS PHILIPPE

 

         La construction du pont Louis Philippe fut autorisée par une ordonnance du 13 août 1833. MM. Callau, Collin et Séguin frères en furent les concessionnaires, moyennant une subvention accordée par l’Etat et la jouissance, pendant quarante-neuf ans (du 15 août 1835 au 15 août 1884), d’un droit de péage semblable à celui du pont d’Austerlitz.

        A l’époque où ce pont a été construit, la rue Louis Philippe n’existait pas. Son percement était compris dans la concession.

        Le pont Louis Philippe fut inauguré le 26 juillet 1834. Le roi Louis Philippe en posa la première pierre.

        Voici du reste l’inscription de la plaque qui fut trouvée le 13 juin 1862, en démolissant la culée attenant au quai de Grève:

L’an mil huit cent trente trois

Troisième du règne

Louis Philippe, roi des Français

Le 29 Juillet, glorieux anniversaire

Le roi a posé la première pierre du pont Louis Philippe

Etaient présents:

MM. Thiers, Ministre du Commerce et des Travaux Publics

Conte de Rambuteau, Préfet de la Seine

Gisquet, Préfet de Police

Loquet, Maire du 9° arrondissement de Paris

Jollois, Ingénieur en chef

Séguin frères, Collin et Gallau, Concessionnaires

         Le pont Louis Philippe était composé de quatre arches en pierre, en plein cintre du côté du port au blé (côté nord). L’une de ces arches, la dernière, se prolongeait jusque sur le quai des Ormes ce qui pouvait être commode, disait-on à cette époque, pour ceux qui passent sur le pont et traversent le quai à pied sec, mais fort gênant pour ceux qui passent dessous sont obligés de s’incliner ou d’ôter leur chapeau.

          Ce pont était suspendu sur fil de fer dans ses deux autres parties, au moyen d’un portique élevé à l’extrémité ouest de l’île Saint Louis, sur le fronton duquel se lisait l’inscription:  » Pont Louis Philippe « , et de massifs établis sur les rives septentrionales et méridionales de la Seine. Le pont s’appuyait sur la pointe de l’île Saint Louis, rendant ainsi presque inutile le pont de la Cité, à vingt pas duquel il été placé.

        Les voitures suspendues passaient seules sur le pont Louis Philippe, qui fut payant jusqu’en 1848, époque à laquelle les droit de péage furent supprimés sur tous les ponts de Paris.

        Après la révolution de 1848, le pont Louis Philippe s’est appelé, pendant quelque temps, pont de la réforme. A cette même époque, le feu prit au bout du pont, du côté de la Cité. Les chaines se rompirent et toute la travée tomba dans la Seine.

        Réparé tout d’abord, on le rebâtit tout en pierre en 1860, ainsi que le rappelle l’inscription suivante qui est gravée à ses extrémités;

Pont Louis Philippe

Reconstruit sous le règne de Napoléon III

1860-1861

         « Le pont Louis Philippe, établi dans le prolongement de la rue du même nom, sur le bras dit de l’estacade, a 100 mètres de longueur entre les culées et 16 mètres de largeur d’une tête à l’autre; il est composé de trois arches en maçonnerie de forme elliptique, offrant ensemble débouché linéaire de 92 mètres; celle du milieu a 32 mètres sur 8m.85 de hauteur sous clef au-dessus de l’étiage; les deux arches latérales ont 30 mètres de largeur chacune sur 8m.33 de hauteur. Les piles ont 4 mètres de largeur à la naissance des courbes d’intrados et les culées ont 8 mètres d’épaisseur dans le sens de la poussée.

      « La dépense du pont proprement dit a été de 576.008 fr.58 »

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