Le pont Neuf

LE PONT NEUF

(1partie)

                                                Sur lequel il passe autant de monde un jour de  feste

                                                qu’il y en a dans les meilleures villes, et où l’on voit

                                                plus de diversitez, de folies et de chose plaisantes

                                                qu’on n’en sauroit descrire.

                                                                     (Plan de Gomboust 1652)

 

          La pointe de la Cité, du côté du Louvre, ne m’a pas toujours eu l’aspect que nous lui voyons aujourd’hui. Les plans de Paris, entre autres celui de Audrouet du Cerceau, nous la montrent beaucoup moins longue avant la construction du Pont Neuf. Elle finissait à peu près à la naissance de la place Dauphine.

          Elle était séparée de deux petites îles par la Seine. L’une, la plus vaste, reçut différents noms: île aux Treilles, île aux Vaches, île  aux Juifs. Elle fut achetée, en 1462, par la famille des Bureau de Dampmartin, afin d’avoir, dit-on, un pâturage toujours frais pour les chevaux de ses écuries. L’autre île, qui n’avait guère qu’un demi-quartier de terre, est désignée sous le nom d’île Bussy ou Buci, en souvenir sans doute de Simon de Buci, pour qui fut créé, en 1344, le titre de premier Président. Elle changea de nom par la suite. Elle s’appela l’île du Patriarche, l’île de la Gouslaine ou de la Gourdaine , « à cause du moulin de Gourdaine, qui servit tout d’abord au graveur italien Matteo Del Nassaro à actionner les meules nécessaires pour polir ses diamants et ses pierres précieuses ». Ce moulin devint, en 1551, une annexe de la Monnaie des Etuves, sous Henri II, au bout du jardin du palais, c’est à dire dans le voisinage des deux îles dont nous parlons.

          C’est dans l’île Bussy que furent brûlés, en 1313, le maître général des Templiers et le frère du dauphin d’ Auvergne, ainsi qu’en 1315, trois femmes accusées d’être les complices de Pierre de Latilly, évêque de Chalons, chancelier de France, et d’ avoir préparé les breuvages pour Philippe le Bel et le prédécesseur de Pierre Latilly.

1578

Construction du Pont

          En 1556, il fut question, pour la première fois, d’établir un pont entre le Louvre et l’Hôtel de Nesle. Ce projet, n’ayant reçu aucune suite, fut repris en 1578, sa réalisation étant devenue nécessaire pour détourner, des ponts au Change et Notre Dame, déjà très surchargés par le poids des maisons qu’ils portaient, la circulation des lourds chariots qui traversaient ces deux ponts. Défense avait été faite d’y passer, depuis quelque temps déjà, aux charrois et à l’artillerie.

           La première pierre du Pont Neuf, qui, à l’origine, devait s’appeler Pont du Louvre, fut posée par Henri III le 31 mai 1578. Assistaient à cette cérémonie Catherine de Médicis et Louise de Vaudemont, ainsi que plusieurs princes et le plus notables de la ville.

            » En ce mesme mois de may , dit l’Estoile, à la faveur des eaux qui lors commencèrent, et jusqu’à la Saint Martin continuèrent d’être fort basses, fut commencé le Pont Neuf, de pierre de  taille, qui conduit de Nesle à l’escole Saint Germain, soubs l’ordonnance du jeune du Cerceau, architecte du Roy, et la surintendance de messire Christophe de Thou, premier^président, maistre Pierre Séguier, lieutenant civil, maistre Jean de la Guesle, procureur général, et maistre Claude Marcel, surintendant des Finances. Et furent, en ce même an, les quatre piles du canal de la rivière de Seine, fluant entre le quay des Augustins et l’isle du Palais, levées environ un toise chacune par-dessus de res-de-chaussée. Les derniers furent pris sur le peuple, par je ne sais quelle creue ou dace extraordinaire, et disoit-on que la toise de l’ouvrage coustoit quatre-vingt-cinq livres (270 francs environ de notre monnaie actuelle). »

            Le plan général du pont neuf (1) a-t-il été dressé par Cerceau seul, comme l’affirme l’Estoile et avec lui la plupart des historiens sur Paris. M. de Lasteyrie, dans une étude très documentée, parue dans les mémoires de la Société de l’Histoire de Paris, le conteste:

             » Il nous semble douteux, dit-il, que du Cerceau soit le véritable, ou du moins le seul auteur du plan adopté pour le pont neuf. Il n’a commencé à s’occuper de l’entreprise que peu de temps avant la mort de Lescot et de Bullant. Du jour où il succéda à ce dernier, il a pu avoir la conduite des travaux. Mais la construction du pont fut surtout l’œuvre collective des maîtres des œuvres du Roi et de la Ville, assistés des hommes les plus experts de l’époque, et la plus grande part dans l’ouvrage revient à guillaume Marchand d’abord, et à ses associés Thibaud Métezeau, Pierre Chambiges et François des Isles.

            Ce Guillaume Marchand est le même qui, à cette époque, édifiait un pont de bois destiné à remplacer le Pont aux Meuniers, détruit par un incendie en 1596. Ce fut aussi Guillaume Marchand qui fut chargé de réunir les deux îles aux Treilles et de la Gourdaine à la cité, en comblant le petit bras de la Seine qui les en séparait et qui les désunissait elles-mêmes. La place Dauphine et le Terre-plein ont été construits sur l’emplacement de ces deux îles.

                        Les travaux furent tout d’abord menés avec activité. « Toutes les piles du pont, du côté Augustin, dit Jaillot, furent élevées à fleur d’eau la même année (1578) et, six mois après, jusqu’à la naissance des arches; on continua ensuite les piles de l’autre côté. » Suspendu par suite des troubles de ligue, les travaux reprirent avec une telle lenteur qu’en 1583, Henri III crut devoir stimuler le zèle des magistrats municipaux. La lettre royale est datée du 8 mars. Elle a été publiée, pour la première fois, dans les Mémoires de la Société de l’Histoire de Paris.

                      Le côté du pont allant des Augustins à l’île des Juifs fut le premier achevé. Pour le rendre utile, on jeta, sur le centre des arches, un tablier volant fait de poutres et de planches et ne présentant aucune sécurité. « Pour s’y aventurer, a écrit Fournier, il fallait ne pas manquer de hardiesse, la nuit surtout. » C’est qu’au péril de ce plancher branlant s’ajoutait le danger des bandits, très nombreux, qui étaient venus s’établir sur les piles inachevées du pont.

                      La construction du Pont neuf ne fut réellement poussée avec activité qu’à partir de 1602. Henri IV s’y intéressait. Ce fut même lui qui, le premier, passa sur le pont le 20 juin 1603. Mais le pont ne réellement terminé qu’en 1606.

                     Sa longueur totale est de 229m.41. « Il se compose de 12 arcades: sept du costé du Louvre et cinq du costé des Augustins, au milieu desquelles finit la pointe de l’isle qui occupe la place de presque deux arcade. Le sol du pont est partie en trois: au milieu passent les carrosses et les chevaux; des deux costés sont deux allées qui s’élèvent de deux pieds plus que le milieu; les barrières qui sont au bout ne permettent pas qu’autre que les gens de pied y passent. Le long des allées est un accoudoir d’où l’on a vue sur la rivière, avec des cul-de-lampes sur chaque piles, qui s’avancent sur l’eau. »

                     Disons tout de suite qu’au lieu et place de cet « accoudoir », on avait projeté tout d’abord de bâtir des maisons, comme sur le pont Notre Dame et qu’à cet effet on avait même creusé des caves, au-dessus des piliers. Le roi s’y opposa, ces constructions devant boucher la vue du Louvre.

                     La corniche saillante du Pont Neuf est orée de bizarres mascarons sur ces deux faces dans tout son prolongement. Ces mascarons sont dus, en partie (2), à l’habile ciseau de Germain Pilon. « Il n’est, dit Sauval, aucun savant qui ne fasse grand cas de cette belle union de masques, de consoles et de corniches, et jamais presque ne regarde ce pont sans les considérer. »

                     Si le Pont Neuf fut l’objet de critiques de la part de certains esprits, au nombre desquels, il faut citer le poète Claude Petit (3), il fut certainement, dès son origine jusqu’à la révolution, un sujet d’orgueil pour les Parisiens et un sujet d’admiration pour les étrangers. 

Pont Neuf en construction

1608

La Samaritain – La Place Dauphine – Les premières Boutiques

                    La célèbre fontaine la Samaritaine, qui fut abattue en 1813, avait été érigée sous la seconde arche du Pont Neuf, sous la direction du Flamand Lintlaër. Elle avait été construite en vue de fournir l’eau au Louvre et aux Tuileries qui en manquaient.

                     » C’était une grande maison à pans de bois, portée sur d’énormes poutres, sous lesquelles tournaient deux immenses roues de moulins. L’édifice avait deux étages, plus un grand toit aigu à deux rangs de lucarnes. » Le groupe sculpté de sa façade représentait le christ assis près du bassin d’une fontaine, demandant à boire à la samaritaine. Au-dessus une « fort belle horloge », qui marquait les heures, les jours et les mois et qui mettait en mouvement un carillon. « Quand l’heure est près de sonner, a écrit Duchesne, y a derrière l’horloge certain nombre de clochettes lesquelles représentent tantôt une chanson, tantôt une autre, qui s’entend de très loing et est fort récréative. »

La Samaritaine

                  La samaritaine, qui depuis longtemps menaçait ruine, fut entièrement refaite en 1712, sur les dessins de Robert de Cotte, premier architecte du Roi.

                 « Ce petit édifice, dit Piganiol, est rétabli avec plus d’art et de goût qu’il n’étoit auparavant. Il est composé de trois étages, dont le second est au niveau du pont. Les faces des côtés sont percées de cinq fenêtres à chaque étage, et de deux sur le devant. Ces deux dernières sont s&parées par un avant corps, en bossage rustique, vermiculé, et cintré au-dessus du cadran, que l’on a placé dans un renfoncement, dont le bas est rempli par un groupe qui représente Jésus Christ avec la Samaritaine auprès du puits de Jacob, figuré par un bassin dans lequel tombe une nappe d’eau qui sort d’une coquille qui est au-dessus. » 

Sous le bassin cette inscription 

                                                             Fons hortorum

Puteux aquarum viventium

.    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .     .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .    .     .    .    .    .    .    .    .  

                 « Dans le milieu, au milieu du cintre, on a élevé un campanile de charpente, revêtu de plomb doré, où sont les timbres de l’horloge et ceux du carillon qui joue à toutes heures. »

                 La figure du Christ était de Philippe Bertrand; celle de la Samaritaine, de René Fremin. La Samaritaine de 712 fut l’objet d’une première réparation en 1776. Elle fut abattue, avons-nous dit, en 1813. Rulhière fut un des Gouverneurs de la Samaritaine et le peintre de marine Crépin, qui y a demeuré jusqu’à sa destruction, y a composé ses meilleurs tableaux.

                 C’est à l’ombre de la Samaritaine qu’au temps de la Fronde on vendait libelles et pamphlets, et qu’on chansonnait le roi, la cour, Mazarin et les évènements du jour.

****

                 La place Dauphine date de la même année, 1608. Elle doit son nom au dauphin Louis XIII. « Le Roy, dit L’Estoile, s’estant transporté luy mesme, en a donné le plan. »

                 » C’était auparavant, écrit Sauval, une solitude stérile, déserte, abandonnée, qui tous les hivers était noyée et cachée dans l’eau.

                « Elle est de figure pyramidale, mais irrégulière, aïant une face intérieure plus longue que l’autre. Les maisons dont elle est formée sont de briques, avec des chaînes de pierre de taille, et toutes d’une même simétrie. »

                « On doit savoir, ajoute G. Brice, que la place Dauphine, avec les quais des orfèvres et des Morfondus, autrement appelé le quai de l’horloge, occupe un terrain qui faisait autrefois partie du jardin du palais, lorsque les rois y tenaient leur cour. »

                Les maisons de la place Dauphine furent habitées tout d’abord par des hôteliers, des plaideurs, des officiers.  » La pureté de l’air qu’on y respire, écrit Sauval, y a attiré dans presque toutes les maisons des gens tenant auberges et chambres garnies, où logent la plupart des plaideurs, et une partie des officiers de l’armée. » Ce n’est que plus tard que les orfèvres s’établirent dans les maisons élevées sur cette place.

                En 1660, Marie Thérèse d’Autriche, se rendant à Notre Dame, « à l’occasion de la signature de la paix générale et de son heureux mariage », passa sur la place Dauphine, où une pyramide de cent pieds de haut avait été élevée. Au-dessus d’un arc, dressé à l’entrée de la place, paraissait un attique qui avait deux frontons, dont l’un représentait » le roy et la reyne peints au naturel, assis dans un char conduit par le dieu hymen et tiré par un coq, symbole de la France, et par un lion, symbole de l’Espagne ». Bien entendu, Mazarin ne s’était pas fait oublier. « Pour faire allusion aux soins que M. le cardinal Mazarin avait employés à la conduite de l’état et aux négociations de la paix des Pyrénées, on voyait entre les frontons de l’attique un atlas qui était revêtu d’un manteau de pourpre attribué à la dignité du Cardinalat, et qui portait un globe d’azur, où paraissaient trois fleurs de lys d’or. »

                La place Dauphine recevait chaque jour, comme le Pont Neuf, une influence considérable de curieux et de promeneurs. De nombreux théâtres en plein vent y étaient dressés, sur lesquels opéraient des farceurs ou des arracheurs de dents.

               C’est sur la place Dauphine que s’installèrent, en 1620, Tabarin et son ami Mondor, Pendant dix ans, les deux compères amusèrent le peuple parisien par leurs joyeuses chansons et par leurs farces (4). Tabarin mourut en 1634. Mondor voulut continuer seul l’exploitation du théâtre, mais il du bientôt le transporter ailleurs. Ses voisins se plaignirent que « lui et les autres charlatans chantaient des chansons scandaleuses et faisaient des actions mal séantes ».

                Notre cadre ne comporte pas une liste, même résumée, de toutes les célébrités de la place Dauphine. Le lecteur trouvera, dans nombre d’ouvrages, d’amples détails les concernant. Toutefois, nous citerons encore, comme personnage important de cette place, le grand ou le gros Thomas, qui, à raison de six sous la fiole, vendait un baume qui guérissait tous les maux.

C’étoit un gros homme de poids

Qui, je soutiens, en valait trois,

Buvoit et mangeoit comme quatre,

S’étendoit, dormoit et ronfloit

Dix-huit heures, sans en rabattre,Si la soif ne le réveilloit.

                 « Monté sur un char d’acier, sa tête élevée et coiffée d’un panache éclatant, il figurait avec la tête royale de Henri IV. Sa voix mâle se faisait entendre aux deux extrémités du pont, aux deux bords de la Seine. La confiance publique l’entourait et la rage de dents semblait venir expirer à ses pieds; des mains sans cesse élevées imploraient ses remèdes, et l’on voyait sur le long du trottoir les médecins, jaloux de son succès. Enfin, pour achever le dernier trait de l’éloge de ce grand homme, il est mort sans avoir reconnu la Faculté. »

****

           Le pont Neuf était à peine terminé, que de nombreux marchands de toutes espèces, merciers, confiseurs, fruitiers, marchands d’encre, bouquinistes, etc., s’y installèrent. Leurs boutiques étaient portatives, elles reposaient sur les trottoirs ou banquettes, comme nous le montre la gravure de Rigaut. Il y en avait 178, d’après les curiositez de Paris, et elles étaient la propriété des valets de pieds du Roy.

      Des arracheurs de dents, des marchands d’onguents, de baume merveilleux, des chanteurs, des musiciens, des bateleurs, occupaient les espaces vides, chacun essayant, par ses cris, à attirer et à retenir la clientèle à lui:

J’ai, Monsieur, de fort bon remède,

Nous dit l’un; mon baume est en aide

Au cours de ventre, au mal des yeux;

Mon élixir est merveilleux;      

Il blanchirait la peau du diable.    

Cette chanson est agréable,       

Dit l’autre, Monsieur, pour un sou! 

       De grand matin, les pauvres gens, après avoir tendu la main à la porte des Grands Augustins, proche du Pont Neuf, venaient faire leur cour au Roi de Bronze, suivant l’expression de Saint Amand, c’est à dire se chauffer au soleil. Dans la journée, le Pont Neuf était la promenade à la mode, le rendez-vous général des étrangers. Toutes les classes s’y trouvaient mêlées. Il semblait que le rire égalisait toutes les conditions.

       Cette masse de badauds qui était là, bouche béante et l’œil fixe, à écouter les balivernes qu’on lui débitait, qui pleurait aux chansons du savoyard et riait aux aventures de polichinelle, était, ont le comprend, une proie facile pour les filous qui pullulaient sur le Pont Neuf et dont le quartier général était au Port au Foin.

        « Ils avoient, dit L’Estoile, un grand et petit bateau pour l’exercice de leur brigande justice. Là se tenaient les plaids et audiences en l’un; et en l’autre estoient prononcez exécutez leurs arrêts, sentences et condamnations » ‘c’est à dire l’amende, le fouet ou la mort).

         Mais c’était surtout après le coucher du soleil que les voleurs du Pont Neuf détroussaient les honnêtes citadins qui s’aventuraient dans cet endroit, plus dangereux que la forêt de Bondy.

         « Je ne conseille à personne de trotter par la ville en nuit close, car quoique le Gué ou garde à cheval, comme on l’appelle, patrouille par toute la ville pour y empêcher les désordres, il est toutefois impossible d’observer toutes choses si exactement. L’on en a des exemples sans nombre, et il n’y a pas fort longtemps que le duc de Richemond fut attaqué à minuit lorsqu’il allait en carrosse par-dessus le Pont Neuf par un inconnu qui lui passa l’épée au travers du corps, quoiqu’il soit réchappé du danger de sa blessure. La Seine, qui traverse cette ville, doit entraîner quantité de corps morts…. »

         Les boutiques du Pont Neuf furent supprimées en 1756 sur l’ordre du lieutenant de police, pour débarrasser les trottoirs.  » Il faut voir les beaux cris qu’on poussa contre la mesure prise….Le peuple n’aime pas qu’on presse soin de lui, malgré lui. Il se plaît dans ce qui le gêne, tant qu’il ne s’est pas plaint lui-même d’être gêné. » Les boutiques ne reparaîtront sur le Pont Neuf qu’en 1776, sous Louis XVI.

 

 

1 – Dans son bulletin (4° année 1877), la société de l’Histoire de Paris a publié une très curieuse phototypie reproduisant un projet pour la construction du Pont Neuf en 1578. Cette phototypie a été exécutée d’après un tableau appartenant au docteur Richet.

2 – G. Pilon ne put terminer son œuvre il mourut en 1590.

3 – D’un bon régal de nerfs de bœuf                         Pourquoi vous faites-nous la morgue

   Saluons ces voûtes mal jointes.                          Avec que votre nouveauté?

   Vraiment! Pont Neuf, il fait beau voir                     Pont en cent endroits rajusté

   Que vous ne daignez mouvoir                          Tout ainsi qu’un vieux soufflet d’orgue,

   Quand les étrangers font la fête.                         Vous qui faites compassion

   Savez-vous bien, nid de filous,                          A la moindre inondation

   Qu’il passe plus de grosses bêtes                        D’où vous vient cette humeur altière?

   Par-dessus vous que par dessous?                                 (Paris burlesque)

4 – Sur une ancienne gravure, on voit attaché, au-dessus du théâtre de Mondor et de Tabarin, cet écriteau en vers:

  Le monde n’est que tromperie,

  Ou du moins charlatanerie,    

  Nous agitons notre cerveau   

  Comme Tabarin son chapeau,       

  Chacun joue son personnage   

  Tel se pense plus que lui sage   

  Qui est plus que lui charlatan.   

  Messieurs, Dieu vous donne bon an!

Suite……

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